Tradition

Isabelle Belly
Isabelle Belly

On obtient 195 000 résultats lorsque l’on utilise le critère de recherche « Aïkido traditionnel » sur internet. Qui utilise le mot « tradition » pour caractériser son école et pour quel motif ? Vus : quelques clubs affiliés à des fédérations sportives, le Groupe de Gérard Blaize (AIATJ - Association Internationale d’Aïkido Traditionnel du Japon), les clubs liés au Groupe d’Alain Peyrache, le Cercle d’Aïkido Traditionnel (une petite fédération regroupant quelques clubs) ; le plus souvent, l’association « Aïkido » et « traditionnel » caractérise des organisations non fédérales (non FFAB et FFAAA). L’art martial traditionnel serait basé sur la tradition, la tradition étant ce qui est transmis, hérité (Léo Tamaki in Budo No Nayami). Pour les pratiquants du réseau EPA ISTA, l’aïkido est un art qui se transmet de maître à élève, c’est donc un art traditionnel au même titre que la peinture, la sculpture, la musique, l’ikebana. On voit donc là une des définitions littérale de « tradition » : une information relative au passé transmise oralement de génération en génération. Pour certains, « tradition » s’oppose à « modernité ». L’art martial moderne serait celui organisé en « sport », le traditionnel étant celui transmis par un « Maître » et non pas par un enseignant diplômé du sport. On arrive là à une autre définition du mot qui caractérise une façon d’agir et de penser qui est un héritage du passé. Un contour du concept se dessine, fait de coutumes, d’habitudes, de conformisme, voire de folklore. Cela signifie-t-il que la référence à la tradition exclut évolution et le progrès ?

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